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Conférence d'ouverture et synthèse

Serge Proulx
Titulaire d'un doctorat en sociologie réalisé sous la direction d'Edgar Morin (Paris, 1973), il est professeur titulaire au département des Communications de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis 1972. Il est directeur du Groupe de recherche sur les médias (GRM, http://grm.uqam.ca/) et chercheur associé au Centre d'études sur les médias (Québec). À l'occasion d'une sabbatique récente à Paris, il fut Directeur de recherche associé au Laboratoire " Communication et Politique " du CNRS (2000). Ses intérêts de recherche les plus actuels concernent d'une part, à un niveau théorique, le renouvellement possible des paradigmes d'études des pratiques de communication médiatisée à la lumière des approches socio-cognitives; d'autre part, à un niveau empirique, les formes de liens sociaux mis en jeu à travers les pratiques d'Internet. Il est notamment l'auteur du livre Accusé de réception: le téléspectateur construit par les sciences sociales (1998) et, avec Philippe Breton, de L'explosion de la communication (1989, 1996).

   

Table ronde 1

Micheline Frenette
Professeure agrégée au Département de communication de l'Université de Montréal, elle détient un doctorat en éducation (Harvard) ainsi qu'une maîtrise en psychologie (Ottawa) et une maîtrise en communication (Montréal). Ses recherches portent sur le rôle des médias de masse et des technologies de communication dans la vie des enfants, des adolescents et de leurs familles et le potentiel des TIC à des fins d'éducation, de socialisation et de promotion de la santé. Elle s'intéresse également aux questions théoriques et méthodologiques entourant les processus d'appropriation de ces TIC. Enfin, elle agit souvent à titre de consultante pour des organismes fédéraux et provinciaux et collabore régulièrement avec des associations sociales et communautaires.



 

Éric George
Chargé de cours à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) en sociologie de la communication, il est également chercheur au sein du Groupe de recherche sur les industries culturelles et l'informatisation sociale (GRICIS) à l'UQAM et coordinateur de la revue de recherche en communication COMMposite (http://commposite.uqam.ca) fondée, conçue et réalisée par de jeunes chercheuses et chercheurs en communication. Il a récemment déposé une thèse de doctorat ayant pour titre: L'utilisation de l'Internet comme mode de participation à l'espace public dans le cadre de l'AMI et au sein d'ATTAC : Vers un renouveau de la démocratie à l'ère de l'omnimarchandisation du monde?.
Anne-Marie Gingras
Titulaire d'un doctorat en science politique de l'Institut d'Études politiques à Paris, elle est professeure à l'université Laval depuis 1992 où elle enseigne au département de science politique. Elle s'intéresse aux différentes dimensions de la communication politique : les liens entre politique et médias, l'argumentation politique, l'opinion publique, l'économie politique des médias et les nouvelles technologies de l'information et de la communication. Parmi ses autres expériences professionnelles figurent celles d'enquêtrice à la Commission canadienne des droits de la personne, de conseillère en recherche et développement au Ministère des Communautés culturelles et de l'immigration, de coordonnatrice à la FFQ, de journaliste, et enfin d'adjointe législative à la Chambre des Communes. Elle est notamment l'auteure de Médias et démocratie. Le gran
d malentendu, publié en 1999 au Presses de l'Université du Québec (PUQ).
Ginette Richard
De formation universitaire en design de l'environnement et en urbanisme, elle oeuvre depuis une vingtaine d'années dans le secteur communautaire et celui des ONG dans des postes reliés à la coordination, à la formation et à la liaison. Elle compte une expérience de travail dans plusieurs secteurs d'intervention : logement, éducation populaire et action communautaire, alphabétisation, éducation au développement et coopération internationale. Depuis septembre 1999, elle est directrice adjointe à Communautique (www.communautique.qc.ca), un organisme communautaire, qui vise à mettre les technologies de l'information et de la communication au service des milieux communautaire et populaire ainsi qu'au service des citoyennes et citoyens potentiellement exclus, dans une perspective d'élargissement de la vie démocratique et de la citoyenneté.
Michel Sénécal
Professeur et chercheur en communication à la Télé-université depuis 1993, il détient un doctorat en sciences de l'information et de la communication de l'université de Rennes II. Il est notamment l'auteur de L'espace médiatique. Les communications à l'épreuve de la démocratie (1995) et de Médias, technologies et réseaux. De la camera obscura aux balises de l'inforoute (1996). Ses intérêts actuels de recherche portent sur l'appropriation citoyenne des médias, l'internationalisation des systèmes et réseaux de communication et l'histoire sociologique des technologies médiatiques. Il est l'un des co-fondateurs du CIRASI.
   

Table ronde 2

Milton Campos
Professeur invité au Département de communication de l'Université de Montréal, il est titulaire d'une maîtrise en communication et d'un doctorat en psychologie. Actuellement, il s'intéresse à l'avancement de la compréhension des phénomènes de la communication médiatisée par ordinateur à partir des études socio-cognitives des interactions. Plus spécifiquement, il s'est plongé dans la construction de modèles théoriques capables d'exprimer pragmatiquement les rapports logiques et sémantiques des connaissances scientifique et populaire, avec l'apport des dimensions verbales et figuratives (audio-visuelles). Afin de vérifier les modèles, il analyse la constitution des communautés virtuelles branchées en réseau en appliquant des concepts et des notions théoriques constructivistes qui prennent en considération l'histoire des sujets et des sociétés dans le modelage des structures.



James Crombie
Il enseigne à l'Université Sainte-Anne, située à Pointe-de-l'Église dans une petite région acadienne de la Nouvelle-Écosse, où depuis un quart de siècle il assure à lui seul toute la gamme des cours de philosophie que l'on peut y suivre. Sa thèse de doctorat porte sur la philosophie de la perception chez le philosophe écossais Thomas Reid. Il a publié notamment sur le temps, la connaissance de soi et la notion de déduction chez C.S. Peirce, ainsi que sur les minorités francophones, l'isolement culturel et la question identitaire. Depuis quelques années, il s'intéresse tout particulièrement à la philosophie de la technologie, à l'accès aux médias et aux NTIC par les minorités linguistiques (francophones et non francophones), et au phénomène sectaire. Il est également interprète de conférence et traducteur.
Catherine Légaré
Actuellement étudiante au doctorat en psychologie en éducation à l'Université du Québec à Montréal, elle détient une maîtrise professionnelle en psychologie en éducation. Elle s'intéresse à Internet comme lieu propice à l'apprentissage informel et à l'entraide. C'est dans cette optique que sa thèse doctorale (sous la supervision de Jacques Lajoie, UQAM) porte sur l'implantation et l'évaluation d'un programme de cybermentorat de carrière, Academos, destiné aux étudiants de niveau collégial. En plus d'être coordonnatrice du projet Academos (www.academos.qc.ca), elle est impliquée dans la création d'un autre programme du même type, Psybermentor, cette fois destiné aux étudiants du baccalauréat en psychologie des différentes constituantes de l'Université du Québec.

Mario Poirier
Psychologue clinicien depuis une vingtaine d'années il est professeur de psychologie à la Télé-université. Il s'intéresse aux aspects sociaux et psychologiques du cyberespace et a co-fondé le CIRASI en 1998. Ses recherches portent notamment sur les caractéristiques systémiques des cyber-relations et sur la pratique des réseaux virtuels d'entraide communautaire en santé mentale.

Patrice Renaud
Professeur de psychologie à l'Université du Québec à Hull, il a reçu une formation en psychophysiologie et en ergonomie à l'Université de Montréal. Il a également une formation en psychologie clinique et pratique depuis cinq ans maintenant. Il travaille présentement à l'analyse de données renseignant sur la dynamique de positionnement et d'orientation en réalité virtuelle. Les liens plus spécifiques unissant la dynamique perceptivo-motrice au contenu virtuel exploré, aux différents niveaux d'immersion et de présence vécus, sont étudiés. Les résultats concernent l'analyse fondamentale de la performance et des processus de perception, et ce dans la perspective de la psychologie écologique et de l'ergonomie. Ils concernent également l'application de la réalité virtuelle en psychologie clinique et en entraînement. D'un point de vue plus spéculatif, les techniques du virtuel, comme instruments de mesure et comme générateurs d'espaces de fiction, apparaissent comme sources d'interrogation pour l'étude épistémologique de la psychologie.
   

Table ronde 3

Ollivier Dyens
Professeur-adjoint au Département des études françaises de l'Université Concordia. Après des études de cinéma, il a obtenu son doctorat de l'Université de Montréal avec une thèse portant sur l'impact des nouvelles technologies sur la représentation. De 1993 à 1998, il a enseigné à l'Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse. Lors des deux dernières années, il faisait partie de la faculté du Département de français de la Louisiana State University à Bâton Rouge. Il a aussi créé deux revues: Feux chalins, seule revue littéraire française de Nouvelle-Écosse et Chair et Métal (http://www.chairetmetal.com), revue on-line qui analyse l'impact de la société machine contemporaine. Il est l'auteur de deux livres: Prières, recueil de poésie publié aux Éditions du Vermillon et Chair et Métal: Évolution de l'homme, la technologie prend le relais, aux Éditions VLB. Cet essai sera publié en traduction anglaise par MIT Press au printemps 2001. Au même moment s'ajoutera la publication d'un nouveau recueil de poésie chez VLB. Il prépare actuellement un livre se proposant de définir la théorie de l'art numérique.



Réal Gingras
Comptant vingt-trois ans d'expérience dans l'enseignement, il est actuellement professeur à temps plein comme ressource en TIC à l'école Félix-Leclerc. En 1998-99 il avait rempli le même mandat à l'école Marie-Rivier, et à l'école Notre-Dame de la Défense, deux écoles élémentaires situées sur le territoire de la Commission scolaire de Montréal. Il donne également des formations aux enseignants et aux différents personnels, entre autres, sur l'utilisation, la manipulation et la connaissance du contenu Internet. Selon lui, l'Internet est une valeur ajoutée pédagogique et il est impératif que les enseignants et les élèves comprennent cet outil maintenant devenu incontournable. Il a développé le site Prof en ligne (http://profenligne.cam.org) qui, en mars 1998, s'est mérité, dans la catégorie informatique, le Prix de la francophonie canadienne, un concours organisé par l'Association canadienne d'éducation de langue française.

Jacques Lajoie
Ses intérêts de recherche portent sur les usages de l'ordinateur et leur rôle dans le développement des habiletés cognitives (vision, audition, exploration, communication). Il explore actuellement les nouvelles possibilités de recherche qu'offre Internet comme source fertile de données sur ses usagers: les requêtes dans les moteurs de recherche, les dialogues de chat, les relations sociales par courrier électronique, les questionnaires en ligne. Jacques Lajoie a obtenu son M.A. en psychologie à l'université Laval où il a eu la piqure de la cybernétique et de son potentiel extraordinaire dans le développement de l'enfant grâce au professeur Seymour Papert. Il a par la suite obtenu son Ph.D. en psychologie à l'université McGill en 1975 où il a eu la chance de découvrir la neuropsychologie avec Dalbir Bindra, Donald Hebb et Ronald Melzack. Depuis 1978, il est chercheur et professeur au département de psychologie de l'UQAM.
Pierre Lévy
Philosophe, il est professeur en communication sociale à l'Université du Québec à Trois Rivières. Il est titulaire d'un Doctorat en sociologie de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales et d'une habilitation à diriger des recherches (équivalent doctorat) en sciences de l'information et de la communication (Université de Grenoble). Il a publié une dizaine de livres sur les implications culturelles des nouvelles technologies, dont notamment : Les technologies de l'intelligence (1990), L'intelligence collective (1994), Qu'est-ce que le virtuel ? (1995), Cyberculture (1997) et World Philosophie (2000). Ses livres ont été traduits dans de nombreuses langues. Il travaille actuellement à une étude sur la cyberdémocratie, à un ouvrage sur l'évolution culturelle ainsi qu'à un projet de site WEB sur l'intelligence collective dans le cyberespace.
Christian Allègre
Depuis mai 1999, il est chercheur et chargé de mission au RISQ, le réseau d'informations scientifiques du Québec. Sa mission en est une de valorisation des technologies et consiste à favoriser l'appropriation du réseau électronique par les membres du RISQ dans l'enseignement supérieur et la recherche. Historien de la culture et spécifiquement des lettres, ses recherches portent sur l'impact des réseaux électroniques et des systèmes et architectures médiatiques sur la recherche, sur l'enseignement et sur les pratiques et la transmission culturelles. Il s'intéresse notamment aux transformations de l'écriture, de la lecture et de l'imaginaire dans la société en réseaux. Christian Allègre détient une maîtrise en communication de l'université McGill et un doctorat en études françaises de l'Université de Montréal.

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